30 ans, les discours

Ecrit par Aikido.FR le janvier 10th, 2013, dans Galerie

 

Durant l’été 2012, l’académie autonome d’aikido Kobayashi Hirokazu fêtait ses 30 ans.

Photographies : Eric Genillier

Aikido et religion #1

Ecrit par Aikido.FR le décembre 5th, 2006, dans AikidoJournal

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Article paru dans AikidoJournal n°20

Aikido JournalLes liens historiques de l’aikido avec Omotokyo sont incontestables. La relation qu’a entretenue Ueshiba Morihei avec Deguchi Oanisaburo est à l’origine d’une mystique de l’aikido dont les thématiques universalistes ont justifié des postures politiques invasives et agressives favorisées par un contexte historique que chacun connaît et qui a plongé le Japon dans un marasme aboutissant à une violence insensée que les noms Hiroshima et Nagasaki suffisent à résumer. Le temps de l’après-guerre apporta son lot d’idées pacifiques et avec elles, un courant de rénovation des arts martiaux dont l’aikido fut probablement l’un des précurseurs.

Ceci dit, les idées conquérantes et prosélytes de Omotokyo semblent avoir laissé dans l’aikido moderne des séquelles qui sont probablement la cause de ses principaux travers, en particulier une volonté hégémonique.
Quant à son aspect mystique, il est toujours présent mais les thèses fascistes de Deguchi ne convenant plus à notre époque, elle n’a retenu que l’aspect mystérieux, surnaturel, le caractère légendaire du fondateur et l’aikido s’est mâtiné de parfums plus modernes, pour ne pas dire post modernes.

 

30 ans, délégation burkinabè

Ecrit par Aikido.FR le janvier 12th, 2013, dans Galerie

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Durant l’été 2012, l’académie autonome d’aikido Kobayashi Hirokazu fêtait ses 30 ans.

Photographies : Eric Genillier

La pathologie du lien dans l’aikido

Ecrit par Aikido.FR le septembre 5th, 2006, dans AikidoJournal

Article paru dans AikidoJournal n°19

Une conversation téléphonique avec Horst (Aikido Journal) au cours de laquelle il m’a convaincu de réfléchir sur le problème des querelles internes à l’aikido est à l’origine de cet article. C’est un sujet délicat, qui n’épargne personne. Même si je me dois d’avoir une position critique par rapport à l’histoire de l’aikido, cela ne m’interdit pas d’exprimer en préambule du respect pour le fondateur, Ueshiba Morihei, pour sa descendance et pour les élèves historiques. En effet, je veux tenter de faire émerger quelques contradictions parce que je pense que la vérité est préférable à tout mais je comprends à quelles contraintes contradictoires tous ces pionniers de l’aikido ont pu être soumis…

Qu’est-ce que meguri ?

Ecrit par Aikido.FR le juin 6th, 2006, dans AikidoJournal

Article paru dans AikidoJournal n°18

Des élèves de Kobayashi Sensei que nous avons interviewés insistent beaucoup sur un aspect de son aikido : le meguri. Ils soutiennent que cela constitue une des spécificités de l’enseignement de Kobayashi Sensei, que ni les élèves plus anciens de O Sensei, comme Saito, ni ceux de Tohei et Kosshimaru, ne posséderaient.

Qu’est-ce exactement que meguri, et pouvez vous nous expliquez du point de vue technique en quoi, sur ce point précis, l’aikido transmis par Kobayashi Sensei se différencie de celui d’autres Shihan, Yamaguchi Sensei, Tada Sensei ou Tamura Sensei par exemple ?

Tout d’abord, la question est en deux parties bien distinctes, d’une part, qu’est-ce que le meguri et d’autre part est-ce que c’est une spécificité de Kobayashi Hirokazu Sensei et est-ce que cela constitue une particularité technique que d’autres maîtres ne transmettraient pas.

Orange County Aiki Kai

Ecrit par Aikido.FR le octobre 11th, 2010, dans Galerie

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Orange County Aiki Kai

Cognard Shihan a été invité par Pilli Luna (Chief Instructor) et Bill Sornstein (Director & instructor) pour diriger un stage d’aikido en Californie.

Orange County Aiki Kai – Santa Ana
Photographies : Eric Genillier

L’aikido est-il un moyen efficace de prévention de la violence ?

Ecrit par Aikido.FR le décembre 6th, 2005, dans AikidoJournal

Article paru dans AikidoJournal n°16

Cette question contient le présupposé essentiel que l’aikido est bien un art martial dont l’objet est d’endiguer la violence et peut-être de la prévenir. Il est vrai que les différentes manières dont il est généralement présenté laissent toutes plus ou moins entendre l’idée de contrôle de la violence.

Je dois d’abord revenir sur la façon même dont l’aikido se dit. Il n’est en effet pas simple d’assumer l’importante contradiction exprimée dans  » art martial non violent « . J’aime à en débattre car l’énoncé même contient une dimension dialectique passionnante. Il pose la question de la guerre et de la paix dans un cadre de référence qui n’est pas le face à face d’idées diamétralement opposées auquel notre culture nous a assujettis, celui-là même qui conduit certains à la vision réductrice attaque défense avec l’a priori de la légitimité de la défense. Au contraire, cet art de guerre pacifique porte son propre paradigme qui interdit toute vision simpliste et oblige tout un chacun à se confronter à ses propres contradictions, en particulier à constater son errance entre son désir de paix, de lien, d’empathie, et la spontanéité de sa violence et de ses besoins d’exercer du pouvoir sur l’autre.
La confusion dans laquelle nous nous trouvons, je dis  » nous  » pour dire  » nous les aikidoka « , est éloquente. D’une part, nous nous repaissons d’idées compassionnelles comme  » prendre l’adversaire sur son cœur  »  » la véritable force de l’art martial, c’est l’amour  » et j’en passe, et nous faisons en même temps référence à l’histoire de la martialité japonaise dans ce qu’elle a de plus violent. Nous mêlons volontiers quelques aphorismes tirés d’une lecture sommaire de Takuan avec les cours de stratégie d’une violence inouïe de Musashi Myamoto. Nous voyons circuler nos apprentis aikidoka avec les paroles d’amour de O Sensei ( je désigne ainsi Ueshiba Morihei et lui seul) dans une main et  » Hagakure  » dans l’autre. Comment concilier cet esprit de compassion guerrière et cet appel au fanatisme, à la ségrégation violente. Dois-je citer ? ;  » Le moine Keiho raconte que le seigneur Aki avait dit un jour que la vertu martiale était le fanatisme. J’ai constaté que cela s’accordait avec ma propre résolution et dès lors, je suis devenu de plus en plus extrême dans mon fanatisme.

Le budo aujourd’hui

Ecrit par Aikido.FR le septembre 27th, 2005, dans AikidoJournal

Article paru dans AikidoJournal n°15

Dans quelle mesure peut –on encore aujourd’hui, dans notre « société de consommation », individualiste et hédoniste, transmettre le budo, la rigueur de sa pratique et ses règles éthiques et sa spiritualité ?

Telle était la question de Horst lorsqu’il sollicita mon point de vue. Je me rendis compte que la question contenait déjà ses réponses et j’ai donc décidé de me limiter à un commentaire de celle-ci. C’est donc en suivant l’énoncé de la question que j’exposerai mon point de vue.

Dans quelle mesure ?…

Le mot mesure est une clef de l’enseignement de l’aïkido. Celui-ci nécessite en effet la définition d’un cadre relationnel dont le fondement est la modération de l’attitude de l’enseignant et de l’élève. Parmi les outils permettant de poser ce cadre, l’étiquette tient un rôle important et elle implique précisément de la mesure, celle des gestes et aussi celle des mots. Le rituel est une mesure de l’espace et du temps qui crée des repaires conscientiels indispensables à la bonne compréhension et à l’exécution de la technique.

Le mot mesure est aussi une clef pour la bonne exécution de la technique. Tout emportement, tout excès de relâchement ou de tension nuisent à celle-ci. La technique que nous exécutons nous exprime et est donc une mesure de soi.